Soir 2
Renverser
Pourquoi tout ce que j'ai essayé ne pouvait pas fonctionner.
2.1L'ouverture0 min à 8 min
Bonsoir tout le monde, et à ceux qui étaient là hier, je veux vous dire tout de suite que vous êtes revenus.
Ça a l'air de rien, mais c'est une preuve : vous aviez décidé de revenir, et vous l'avez fait.
Retenez ce mot, preuve, parce qu'il va beaucoup compter ce soir.
Hier, je vous avais prévenus qu'il y aurait des absents ce soir, avec une bonne raison, et vous, vous êtes là.
Ce soir, on va continuer à parler de changement. De changement positif et durable. Vous allez voir pourquoi tout ce que vous avez essayé jusqu'ici pouvait pas tenir.
Il y a une raison précise, et vous allez pouvoir la vérifier vous-même, sur votre propre vie, pendant ce live.
Hier soir, je vous ai fait 3 promesses, alors je vous dis tout de suite à quel moment de cette soirée je vais les tenir.
Dans 20 minutes à peu près, vous allez comprendre pourquoi les personnes qui vous impressionnent par leur discipline ont une volonté ordinaire, comme la vôtre, et quel est leur vrai secret.
Un quart d'heure après, on regarde ensemble le petit moment qui décide de tout, juste après la première fois où vous lâchez.
Ça peut être une séance de sport ratée, une dépense de trop ou un projet laissé de côté un soir.
Dans la deuxième partie de la soirée, je vous donnerai les 4 conditions sans lesquelles aucun changement ne peut durer, et on va noter avec elles tout ce que vous avez déjà essayé, pour voir enfin ce qui manquait.
Et je vous ai gardé 2 surprises en plus, que je vous avais pas annoncées hier.
Avant la fin, vous allez écrire une phrase d'une seule ligne, qui peut faire plus pour vous que toute votre motivation du lundi matin ou du 1er janvier.
Et je vous montrerai pourquoi le chiffre qu'on vous répète partout, 21 jours pour installer une habitude, est totalement faux.
Avant d'y aller, si le son et l'image arrivent bien chez vous, écrivez PRÊT dans le chat.
réponses du chat, lues à voix haute
Merci, ça me fait vraiment plaisir de vous revoir.
Ce soir, je vous donne ce que j'ai de meilleur, et je vous demande une seule chose en échange : utiliser dès demain au moins un des 5 outils que je vais vous donner ce soir.
Si vous êtes d'accord, écrivez OUI dans le chat.
Pour ceux qui arrivent ce soir, je vous résume hier.
Je vous ai parlé de Julie, une femme que j'ai accompagnée, qui recommençait le sport encore et encore, et qui revenait toujours au même point.
Un soir, elle s'est retrouvée assise au bord de son lit, dans une robe qui fermait plus.
Je vous ai parlé aussi de mon ami d'enfance, à qui j'avais annoncé que je me remettais au sport, et qui m'a répondu en un seul mot : « Encore ? »
Julie comme moi, on revenait au même point à cause d'un réglage, que j'appelle le Thermostat Identitaire.
Une pièce réglée sur 19 degrés, vous pouvez la chauffer à 24, elle redescend à 19 dès que vous éteignez le radiateur.
Votre vie fait pareil, parce que la nouvelle façon de faire que vous essayez d'installer vous demande un effort à chaque fois, alors que l'ancienne se fait toute seule.
Ce réglage s'est installé très tôt, et il change d'un domaine à l'autre, au point qu'on peut tenir tous ses engagements envers les autres, et aucun de ceux qu'on prend envers soi-même.
Hier, je vous ai demandé de noter une phrase, et je la redis pour ceux qui arrivent. Cette phrase c'est : « Ce n'est pas mon caractère inné. C'est un réglage interne. »
Connaître son réglage, ça suffit pas à le changer : c'était seulement le premier chiffre de notre cadenas à 3 chiffres.
Ce soir, on va chercher le deuxième chiffre du cadenas.
Ce deuxième chiffre, ce sont les 4 conditions que je vous ai promises, et chaque chose que je vais vous montrer avant en prépare une.
Pensez au domaine de votre vie où vous sentez le plus agir ce réglage interne : le corps, la santé, la famille, l'argent, le boulot, la confiance, les relations, le temps libre, les projets, etc.
Tout ce que je vais vous dire ce soir, testez-le sur ce domaine-là, le vôtre, et pas sur mes exemples. Attention je vous parle beaucoup de domaines en particulier, parce que c'est plus facile de penser à une seule chose à la fois, mais réussir à contrôler vos comportements et vos pensées améliore évidemment tous les aspects de votre vie en même temps.
Si vous avez déjà réservé votre rendez-vous hier soir, retenez bien ce que vous allez découvrir sur vous ce soir, parce qu'on s'en servira avec vous.
J'ai une question pour commencer, et je veux juste un chiffre dans le chat, rien d'autre.
Prenez le truc que vous voulez depuis le plus longtemps, et que vous avez toujours pas.
Je parle d'une chose réellement importante, celle qui vous revient chaque fois que vous faites le point sur votre vie.
Sur 100, vous vous donnez combien de chances, vraiment, de l'avoir atteint dans les 12 prochains mois ?
Donnez-moi le chiffre que vous croyez vraiment, celui que vous diriez si personne pouvait vous juger, si vous étiez 100% honnête avec vous-même.
Merci, retenez bien votre chiffre, on va s'en servir 2 fois ce soir.
Pendant que vos chiffres arrivent dans le chat, je vous rappelle que, comme hier, le replay de ce soir reste en ligne 24 heures, et qu'après, il disparaît.
2.2Le chiffre de la salle, et la phrase gentille8 min à 16 min
Le chiffre
(Lire les réponses à voix haute)
Sur toutes vos réponses de ce soir par rapport à votre pourcentage de réussite potentielle, la moyenne est à moyenne des réponses, en pourcentage.
C'est ce qui compte le plus pour vous, et vous vous donnez la même moyenne % de chances de l'avoir dans un an.
Ça veut dire qu'au fond de vous, vous avez déjà presque accepté de pas l'avoir.
Ce chiffre vient de votre expérience, parce que vous avez des années de données sur vous-même, et ces données vous disent que ça tient pas.
Ce chiffre, c'est le petit sourire intérieur qu'on a parfois en se disant « demain je m'y mets ».
Il vient de votre système, qui a vu les chiffres et qui y croit plus.
Vous allez comprendre ce soir pourquoi il est si bas, et je vous donne déjà un indice, parce que ça tient à la chose que vous avez visée jusqu'ici.
Dans une demi-heure, vous saurez laquelle.
Ma tentative à moi
Avant de passer à vous, je vais vous raconter une de mes tentatives à moi, et je vous promets que je vais pas me ménager.
Le domaine, c'était l'entrepreneuriat.
Je voulais monter mon activité et être à mon compte, avec tout ce que ça apporte : du temps, de la liberté, et l'argent qui va avec, et je le voulais depuis des années.
Si c'est aussi votre rêve, écoutez bien, parce que c'est le même mécanisme.
À l'époque, à tout le monde, je donnais 80 chances sur 100, mais au fond, moi, je pensais 20.
J'avais un boulot à plein temps, alors j'avais mis un réveil à 5 heures et demie, pour avancer sur mon projet avant de partir.
J'avais aussi posé un beau carnet sur la table de la cuisine, pour y noter mes idées.
Chaque matin, je faisais une petite croix sur le calendrier, et j'ai fait 19 croix.
Le dix-neuvième jour, j'ai mal dormi, et ce matin-là, je me suis dit, mot pour mot : « Ça sert à rien de forcer, je reprends demain avec une vraie nuit. »
Le lendemain, j'ai fait la grasse matinée, et le surlendemain aussi.
Le carnet, je l'ai pas rouvert pendant 4 mois, à cause d'une seule nuit courte.
Une nuit courte, tout le monde en a, alors elle explique pas ces 4 mois.
Tout s'est arrêté à cause de la phrase que je me suis dite ce matin-là, et parce que le lendemain, j'ai rien fait du tout.
Gardez ça en tête, on y revient tout à l'heure, quand on parlera des 10 minutes qui suivent la première fois où on lâche.
Ce que vous écrivez
Maintenant, on passe à vous.
Écrivez dans le chat, en quelques mots, la dernière chose que vous avez lâchée, combien de temps elle a tenu, et la phrase que vous vous êtes dite à ce moment-là.
réponses du chat, lues à voix haute
Dans les récits qu'on m'envoie depuis des années, il y a 2 choses qui reviennent presque à chaque fois, quel que soit le domaine.
La première, c'est la phrase qu'on se dit au moment de lâcher, et elle a toujours l'air raisonnable.
« Cette semaine est spéciale. »
« Je me rattrape le mois prochain. »
« Je reprends quand j'aurai une vraie nuit. »
« Faut savoir s'écouter. »
« Je mérite une pause. »
Personne écrit jamais : « J'abandonne parce que je suis nul. »
Ces phrases ont l'air raisonnables parce qu'elles sont en partie vraies, et souvent, vous étiez vraiment fatigué, et la semaine était chargée.
Une phrase vraie, on la croit, et on peut même pas se disputer avec elle.
Maintenant, regardez à quoi elle sert.
Juste après un écart, on ressent une gêne, un petit pincement, l'impression d'avoir encore trahi sa parole.
Cette gêne est désagréable, mais c'est elle qui vous pousserait à reprendre dès le lendemain, parce qu'on a envie de la réparer.
La phrase arrive à ce moment-là, et elle éteint la gêne tout de suite, comme un antidouleur.
Vous vous sentez mieux en 2 secondes, et vous venez de perdre la seule chose qui vous aurait fait revenir.
Je l'appelle la phrase gentille, parce qu'elle vous fait du bien dans la minute, et c'est pour ça qu'elle vous coûte des mois.
Mes 4 mois sans rouvrir le carnet viennent de là.
Cherchez la vôtre, celle qui revient toujours au moment où vous lâchez, et gardez-la en tête, mot pour mot, parce que c'est votre premier outil de ce soir.
Une phrase gentille qu'on a repérée perd presque tout son pouvoir, parce qu'on l'entend arriver.
La deuxième chose qui revient, c'est la suite logique de la première, et c'est le lendemain vide.
Une fois la gêne éteinte, plus rien vous pousse à reprendre, alors le lendemain, on fait rien du tout.
Un premier jour, on le prépare pendant des semaines, avec les baskets ou le carnet neuf, l'appli qu'on télécharge et le programme qu'on écrit.
Le lendemain d'un écart, au contraire, on prépare rien du tout.
Gardez ces 2 choses en tête, la phrase raisonnable et le lendemain vide, parce que ce soir, on va voir que tout se joue là.
2.3Le piège du premier jour16 min à 19 min
Mais pour comprendre pourquoi vos tentatives s'arrêtent, il faut d'abord regarder comment elles commencent, parce que le piège se pose dès le premier soir.
Presque personne n'en parle de ça.
Repensez au soir où vous avez décidé de changer quelque chose, la dernière fois, quand vous vous êtes peut-être dit : « C'est bon, à partir de lundi. »
Ce soir-là, on se sent souvent léger et plein d'élan, comme si quelque chose avait déjà changé.
Le meilleur moment de toute une tentative, c'est très souvent le soir où on la décide.
Votre cerveau vous récompense au moment où vous décidez, avant le moindre effort, et une récompense déjà touchée, ça donne beaucoup moins envie de travailler pour elle.
Ça va encore plus loin quand vous l'annoncez.
Les psychologues ont remarqué depuis longtemps que quand on annonce autour de soi « je vais me remettre au sport » ou « cette fois, je lance mon projet », on touche déjà une partie de la satisfaction.
Il suffit d'être vu comme quelqu'un qui le fait.
Le message que j'envoyais à mon ami d'enfance, celui dont je vous parlais hier, c'était déjà ma récompense.
Une partie de moi allait à la salle pour avoir quelque chose de beau à raconter.
Il y a un troisième plaisir, le plus respectable de tous, et c'est de préparer.
Le carnet choisi exprès, le logo de la future entreprise, le planning en couleur, la liste de courses du nouveau régime, tout ça donne l'impression d'avancer, alors que tant que vous préparez, vous avez encore rien risqué.
Mon carnet tout neuf, il m'a fait autant plaisir le soir où je l'ai posé dans la cuisine que mes 19 matins de travail sur mon projet.
Décider, annoncer et préparer, ça vous paie d'avance, et il y a des gens qui passent des années à se faire payer d'avance, en recommençant encore et encore, sans jamais aller jusqu'au bout du travail.
Heureusement, ce piège se désamorce avec une règle toute simple, votre deuxième outil de ce soir : faites d'abord, racontez après.
La prochaine fois que vous décidez de changer quelque chose, gardez-le pour vous pendant 7 jours, sans rien annoncer et sans rien préparer de beau à raconter.
Vous commencez le jour même, avec ce que vous avez sous la main.
Au bout de 7 jours, vous racontez ce que vous avez fait, et plus ce que vous allez faire.
Le plaisir arrive alors au bon endroit, après l'effort, et c'est lui qui vous donne envie de recommencer le lendemain.
Retenez-la bien, parce qu'elle tient en 4 mots : faites d'abord, racontez après.
2.4La vie d'après19 min à 23 min
Depuis le début de la soirée, on parle surtout de ce qui coince, alors je veux faire une petite pause, et vous emmener de l'autre côté, le jour où ça tient enfin.
Quand on imagine sa vie changée, on pense toujours à ce qu'on aura en plus, comme le corps qu'on veut ou l'argent en plus.
On pense jamais à ce qu'on aura en moins, et pourtant, le plus gros cadeau, il est là.
D'abord, le dimanche soir, vers 21 heures, il y a ce moment où vous repassez la semaine en tête, et où vous vous promettez que la prochaine sera différente.
Ce moment-là s'arrête d'exister.
Le matin, vous arrêtez aussi de négocier avec vous-même.
« J'y vais. Non, pas tout de suite, après le café. Bon, après les mails. Bon, cet après-midi. »
Puis le pire de tous s'arrête, ce petit calcul automatique que vous faites chaque fois que vous vous promettez quelque chose.
C'est la voix qui dit, avant même que vous ayez commencé : « On verra bien combien de temps ça tient, cette fois. »
Ce dont vous êtes capable sans cette voix, vous le savez même pas encore, parce que vous avez jamais pu rien essayé sans qu'elle soit présente.
Imaginez un mardi ordinaire, dans 6 mois, un mardi où il se passe rien de spécial.
8 heures, le réveil sonne, vous vous levez, vous mettez vos chaussures, et vous sortez courir, sans regarder le temps par la fenêtre et sans négocier avec vous-même.
Vous y pensez même pas, parce que courir le mardi matin, c'est devenu ce que vous faites.
11 heures, quelqu'un vous demande de reprendre un dossier qui est pas le vôtre, pour vendredi.
Vous dites non, ça prend 4 secondes, et vous y repensez pas plus tard, ni de la journée, ni de la semaine.
21 heures, vous aviez prévu une heure pour avancer sur votre projet, et vous le faites pas, parce que la journée a débordé et que vous êtes crevé.
Cette fois, vous laissez juste la soirée passer, sans vous dire que c'est foutu.
Demain, vous reprenez, et l'écart aura duré 24 heures.
22 heures 30, vous vous couchez, et vous vous promettez rien pour demain.
Vous en avez plus besoin, parce que ce que vous ferez demain matin, vous le faites déjà depuis des semaines.
Ça s'arrête pas au domaine où vous avez commencé.
Quand vous tenez parole dans un domaine, vous recommencez à la croire partout, parce que c'est la même parole, celle que vous vous donnez à vous-même.
C'est comme la marée, dans un port.
Quand la mer monte, elle soulève tous les bateaux du port.
Les différents domaines de votre vie, c'est les bateaux, et la confiance que vous avez dans votre propre parole, c'est le niveau de l'eau.
2.5La volonté23 min à 27 min
Ce mardi-là, vous avez pourtant pas plus de volonté qu'aujourd'hui.
Hier soir, je vous ai promis de vous expliquer pourquoi les gens que vous trouvez très disciplinés ont pas plus de volonté que vous, et c'est le moment.
D'abord, je vous pose la question, et vous répondez dans le chat, juste par « plus » ou par « moins ».
Quelqu'un de très discipliné, d'après vous, il résiste aux tentations plus souvent que vous, ou moins souvent ?
réponses du chat, lues à voix haute
On imagine les gens disciplinés avec une volonté de fer : ils voient le gâteau, ils disent non, ils voient le canapé, ils disent non, et toute la journée, ils résistent.
Mais écoutez ça, c'est intéressant : des chercheurs ont suivi plus de 200 personnes pendant une semaine, et ceux qui avaient le plus de maîtrise d'eux-mêmes résistaient moins souvent que les autres.
Ils avaient tout simplement beaucoup moins de tentations à combattre.
Leur vie était organisée pour que le combat ait presque jamais lieu.
Prenez une collègue qui mange bien, et que tout le monde trouve hyper disciplinée.
Vous l'imaginez le soir, dans sa cuisine, en train de résister héroïquement au paquet de gâteaux.
En vrai, il y a pas de paquet de gâteaux dans son placard : elle en prend jamais, et au supermarché, ça fait des années qu'elle passe même plus par ce rayon.
Le combat du soir, elle l'a jamais eu à mener.
Au lieu de gagner le combat, ils l'empêchent d'arriver, en arrangeant leur vie pour que la tentation se présente presque plus.
Maintenant, pensez à quelqu'un autour de vous que vous trouvez très discipliné, un collègue, un proche, un ami.
Est-ce que vous l'avez déjà vu lutter, vraiment, hésiter 10 minutes devant la porte de la salle de sport, ou négocier avec lui-même avant de s'y mettre ?
Si vous l'avez toujours vu faire sans jamais le voir lutter, c'est tout simplement qu'il a plus de combat à mener.
Si vous vous êtes toujours trouvé moins discipliné que les autres, c'est peut-être la meilleure nouvelle de la soirée, parce qu'il vous manquait simplement une organisation.
Pensez à la tentation que vous combattez le plus souvent dans votre domaine, celui que vous avez en tête depuis le début de la soirée.
Qu'est-ce que vous pourriez retirer de votre décor dès demain, pour que ce combat-là ait même plus lieu ?
2.6Le renversement27 min à 33 min
Alors si la volonté est pas le problème, pourquoi tous vos efforts ont rien changé ?
C'est ce qu'on regarde maintenant, et dans les 10 minutes qui viennent, je vais vous donner la phrase la plus importante de la soirée, celle que je vais vous demander de vous répéter mot pour mot.
Si vous nous rejoignez maintenant, vous arrivez pile au bon moment.
Selon votre objectif principal, vous avez peut-être couru, mis de l'argent de côté ou mis votre réveil plus tôt, pendant des semaines.
Ça fait des centaines de gestes, et pourtant, vous êtes revenu au même point.
Ces gestes, vous les avez faits pour un résultat.
Vous vous levez tôt pour être plus productif, ou vous courez pour perdre du poids.
Le geste, c'est le moyen, et le résultat, c'est le but.
Le jour où le résultat arrive pas, le geste a plus aucune raison d'exister.
Un dimanche matin, après 3 semaines d'efforts, vous montez sur la balance, et elle affiche un kilo de plus, parce que vous avez pris du muscle, ou juste parce que c'est dimanche et que vous avez bien mangé.
Une petite voix dans votre tête vous dit : « Tout ça pour ça. »
Alors le geste s'arrête, en toute logique.
En plus, le résultat arrive toujours en retard.
Le corps en forme, l'argent sur le compte ou la confiance en soi, ce sont des choses qui peuvent changer et évoluer après des mois, alors que vos efforts, eux, attendent leur récompense au bout de 3 semaines.
C'est comme un travail où votre premier salaire arriverait au bout de 6 mois.
Au bout de 2 mois sans rien voir arriver sur votre compte, presque tout le monde arrêterait d'y aller, pourtant l'argent aurait fini par arriver quand même.
Il y a pourtant une autre raison de faire le même geste, et c'est de vous prouver que vous tenez parole.
Quand vous allez courir pour perdre du poids, vous attendez quelque chose de la balance.
Quand vous allez courir pour vous prouver que vous faites ce que vous avez dit, vous attendez rien de personne, parce que le geste suffit.
Dès que vous êtes sorti courir, c'est prouvé, et vous êtes payé tout de suite.
Le chiffre sur la balance, vous le contrôlez pas, il dépend aussi de ce que vous avez mangé la veille ou de l'eau que votre corps garde.
La preuve que vous avez fait ce que vous aviez dit, elle, personne peut vous l'enlever.
Le lendemain, vous en avez 2, et au bout de quelques mois, vous en avez 150.
À un moment, vous vous demandez même plus si vous êtes quelqu'un qui tient parole, puisque vous avez 150 preuves que oui.
C'est comme ça que vous mettez enfin d'accord 3 choses qui tiraient chacune de leur côté : ce que vous voulez, ce que vous croyez sur vous, et ce que vous faites.
Le piège du premier jour, celui dont je vous parlais tout à l'heure, vous paie avant l'effort, au moment où vous décidez et où vous annoncez.
La preuve, elle, vous paie juste après l'effort, et c'est pour ça qu'elle tient.
Vous avez le droit de vouloir des résultats, bien sûr, moi non plus je suis pas un moine.
Ils arrivent quand même quand vous tenez assez longtemps, simplement ils deviennent ce qui se passe pendant que vous tenez.
Regardez les 2 lignes à l'écran.
Sur la ligne du haut, il y a comportement, résultat, identité.
C'est l'ordre qu'on suit presque tous, et il est barré.
Sur la ligne du bas, il y a comportement, preuve, identité, et les résultats arrivent à la fin, comme une conséquence.
Vos actions étaient les bonnes, vous les faisiez simplement en visant la mauvaise chose.
Au début de la soirée, je vous ai dit que votre chiffre sur 100 était bas à cause de la chose que vous visiez, et cette chose, c'est le résultat, au lieu de la preuve.
Voici maintenant la phrase de la soirée.
Répétez la dans votre tête, lentement.
"J'ai pas manqué de discipline. J'ai donné à mes efforts une raison de s'arrêter."
Je la redis : j'ai pas manqué de discipline, j'ai donné à mes efforts une raison de s'arrêter.
Répétez vous la en pensant à votre objectif principal, et à toutes les fois où vous avez lâché là-dessus.
2.7« Chez moi, c'est plus ancien »33 min à 35 min
À ce moment de la soirée, il y a presque toujours des personnes qui commencent à penser : « D'accord, mais moi, c'est plus ancien, c'est plus profond, c'est toute ma vie. »
Je comprends, parce que quand un schéma vous accompagne depuis l'enfance, il finit par avoir l'air de faire partie de vous.
Pourtant, un schéma installé depuis 20 ans et un schéma installé depuis 3 ans se modifient de la même façon.
Le plus ancien demande seulement un peu plus de jours de travail.
Pensez à votre mot de passe, celui que vous tapez depuis des années.
Le jour où on vous oblige à le changer, pendant des semaines, vos doigts tapent l'ancien tout seuls, vous vous énervez, vous recommencez.
Puis un matin, sans vous en rendre compte, vos doigts tapent le nouveau.
Personne s'est jamais dit : « Mon mot de passe est trop ancien, je pourrai jamais en changer. »
Un vieux schéma a même un avantage, parce que vous le connaissez par cœur, avec ses phrases et ses bonnes raisons.
Vous savez quand il arrive et ce qu'il vous fait dire, donc vous pouvez le voir venir.
Si vous savez que tout lâche le jeudi soir, quand vous rentrez crevé, ce jeudi-là, vous pouvez le préparer à l'avance.
2.8Premier appel : Magnétique, et ce que ça peut changer35 min à 40 min
Hier soir, je vous ai proposé un rendez-vous avec mon équipe, et ce soir, je veux vous parler de Magnétique, et de ce que ça peut changer dans votre vie.
Ce soir, vous avez vu que vos efforts s'arrêtaient parce que vous les faisiez pour un résultat, et que le résultat arrive toujours trop tard.
Le problème, c'était jamais votre discipline.
Pourtant, à chaque nouvelle tentative, qu'est-ce que vous avez changé ?
Une nouvelle appli, un agenda tout neuf, une formation en ligne ou une autre salle de sport.
Vous avez changé ce que vous faisiez, et jamais la raison pour laquelle vous arrêtiez.
Alors forcément, la tentative suivante s'est arrêtée au même endroit, pour la même raison.
Magnétique, je l'ai construit pour travailler sur cette raison-là, et pas seulement sur ce que vous faites.
Pendant 6 mois, une demi-heure par jour, vous apprenez à faire les choses pour vous prouver que vous tenez parole, et plus pour un résultat qui arrive trop tard.
Pour chaque moment où, avant, vous auriez tout lâché, vous avez un outil précis, et il y en a des dizaines.
Petit à petit, la nouvelle façon de faire arrête de vous demander un effort, et elle devient ce que vous faites sans y penser, comme vous vous brossez les dents le matin.
Ça va même plus loin qu'une habitude, parce qu'à force de tenir ce que vous vous promettez, vous reprenez le contrôle de votre vie, et vous devenez pour de bon la personne que vous voulez être.
Je vous le présente en entier demain soir ou bien dès demain dans la journée en appel privé avec un membre de l'équipe.
Imaginez ce que ça peut donner, dans quelques mois.
Un matin, quelqu'un qui vous connaît bien vous demande ce qui a changé chez vous, alors que vous avez rien annoncé à personne.
Ça peut être le projet à votre compte qui tourne enfin, ou le corps que vous voulez, que vous voyez dans le miroir.
Et quand vous vous dites « demain, je le fais », pour la première fois depuis des années, vous vous croyez.
Pour savoir si Magnétique est fait pour vous, allez en parler avec un de nos conseillers.
On a pas vocation à régler tous les problèmes de tout le monde mais si on est sûr de pouvoir vous aider alors on vous invitera à nous rejoindre. Si on a le moindre doute, on préférera ne pas poursuivre.
Si vous n'avez pas pris ce rendez-vous hier soir et que vous sentez qu'une partie de vous veut sauter le pas, regardez la phrase qui vous a fait attendre, « je verrai demain » ou « c'est pas le bon moment ».
Vous savez maintenant comment elle s'appelle, c'est la phrase gentille, celle qui a l'air raisonnable et qui vous fait tout repousser.
Les créneaux se remplissent vite, j'ai pas un nombre illimité de membres d'équipe qui peuvent vous prendre en appel donc tout le monde n'arrivera pas forcément à prendre son rendez-vous.
Premier arrivé, premier servi.
Si vous arrivez pas à réserver parce que tout a été pris, envoyez moi un message sur Instagram et on verra ce qu'on peut faire.
Le lien est dans le chat.
Prenez le vôtre maintenant, pendant que je bois une gorgée d'eau, et écrivez « réservé » dans le chat une fois que c'est fait.
réponses du chat, lues à voix haute
Allez on reprend, et je remplis la deuxième promesse d'hier soir, vous montrer le moment exact où vos efforts se jouent, bien avant le jour où vous lâchez vraiment.
2.9Les 10 minutes d'après40 min à 57 min
Pensez à la dernière fois que vous avez lâché quelque chose qui comptait pour vous.
Je parle du premier écart, comme la première séance ratée ou le premier soir où le dossier est resté fermé.
Regardez maintenant les 10 minutes d'après.
Qu'est-ce que vous vous êtes dit, là, juste après ?
Tout se joue dans les 10 minutes qui suivent le premier écart.
Je dis 10 minutes, mais parfois c'est 30 secondes, et parfois une soirée entière, et c'est toujours juste après l'écart, avant le lendemain.
Ce moment, ceux qui aident les gens à arrêter de fumer ou de boire le connaissent depuis longtemps.
Après une seule cigarette, la personne se dit souvent « Tant pis, la journée est fichue, autant finir le paquet », et c'est cette phrase qui la fait rechuter.
Une cigarette, le corps l'oublie en quelques heures, alors que cette phrase-là peut rallumer des années de tabac.
Chez Magnétique, ce moment a un nom, on l'appelle la Fausse Chute.
Fausse, parce que l'écart lui-même est presque jamais une vraie chute, et que c'est ce qu'on se raconte juste après qui le transforme en chute.
Tout à l'heure, je vous ai montré 2 choses, la phrase raisonnable et le lendemain vide.
Les 10 minutes d'après, c'est le moment où la phrase arrive, et c'est elle qui vide le lendemain.
Regardez ce qui se passe à l'intérieur de vous, pendant ces 10 minutes-là.
Vous venez de craquer, vous avez raté la séance, glandé 3 heures sur le canapé ou mangé le paquet de gâteaux entier, et vous ressentez d'abord un petit coup de chaud, de la honte.
Pour faire taire cette honte, votre tête vous propose une sortie, et elle vous la propose tout de suite.
Écoutez cette phrase, je l'ai entendue des centaines de fois, et je me la suis dite moi-même :
« C'est foutu, j'ai craqué, pas grave, je reprendrai lundi. »
Sur le moment, cette phrase soulage, parce qu'elle arrête la honte.
Mais regardez ce que chacun vous coûte.
Le craquage, c'est une séance ratée ou un paquet de gâteaux, et ça se rattrape dès le lendemain.
La phrase, elle, repousse tout à lundi, et ce lundi-là arrive parfois 3 mois plus tard.
Sur toute une vie, beaucoup de projets se sont arrêtés sur une petite phrase dite un soir de fatigue.
Un jour sauté devient vite un mois abandonné.
C'est comme si vous creviez un pneu sur l'autoroute, et que vous vous arrêtiez sur le bas-côté pour crever les 3 autres.
Dans votre tête, il y a un tout petit mot qui fait ce boulot-là, et ce mot, c'est « déjà ».
« J'ai déjà raté lundi, alors la semaine… »
« J'ai déjà mangé un carré, alors la tablette… »
« J'ai déjà trop dépensé ce mois-ci, alors… »
Le mot « déjà », il transforme un écart en permission.
Écrivez dans le chat le début de votre phrase en « déjà ». Pour quelque chose que vous avez lâché dernièrement.
réponses du chat, lues à voix haute
Ces écarts tombent rarement au hasard.
Si vos meilleures semaines sont arrivées en vacances ou juste après un stage, il y a une raison.
Vous avez changé dans un décor tout neuf, où plus rien ressemblait à votre vie normale.
Puis vous êtes rentré, et l'ancien décor vous attendait, avec la même chaise et le même canapé, qui vous rappelaient sans un mot qui vous étiez avant de partir.
C'est pour ça que le lundi de la rentrée est si dur, et que le premier écart arrive si souvent le jour où le décor change.
Honte ou culpabilité
Il y a une chose qui décide si ces 10 minutes vous font reprendre ou tout lâcher, et c'est une des choses les plus mal comprises qui soient.
On croit que si on lâche, c'est qu'on est trop gentil avec soi-même, et qu'il faudrait être plus dur.
En réalité, c'est l'inverse, et ça peut vous servir longtemps.
Après un écart, il y a 2 façons de se sentir mal, et elles se ressemblent, alors qu'elles poussent dans 2 directions opposées.
La première, c'est la culpabilité : « J'ai raté une séance. »
Elle porte sur ce que vous avez fait, et ce que vous avez fait, ça se répare, alors elle vous pousse à reprendre.
La deuxième, c'est la honte : « Je suis nul, je tiens jamais rien. »
Elle porte sur ce que vous êtes, et ça, ça se répare pas en une séance.
Alors elle vous pousse à fuir et à éviter le sujet.
Julie, dont je vous parlais au début, s'était dit au bord de son lit « t'es vraiment nulle », et c'était de la honte.
C'est cette phrase qui l'a fait lâcher, bien plus que la robe qu'elle arrivait pas à enfiler.
Plus vous êtes dur avec vous-même après un écart, plus vous risquez de tout lâcher, parce que la dureté transforme une erreur en verdict.
Les gens qui reprennent vite arrivent à dire « j'ai raté » sans dire « je suis un raté ».
Alors la prochaine fois, écoutez si votre phrase commence par « je suis » ou par « j'ai ».
Si elle commence par « je suis », remplacez-la par une phrase sur ce que vous avez fait.
Au lieu de « je suis nul, je tiens jamais rien », dites-vous « j'ai raté la séance de mardi, je la rattrape jeudi ».
Puis parlez-vous comme vous parleriez à un ami qui vient de rater la même chose, en vous appelant par votre prénom.
Je vais vous raconter la première fois où j'ai gagné ces 10 minutes-là.
Après mes 4 mois sans rouvrir le carnet, ceux dont je vous parlais au début de la soirée, je me suis remis à mon activité.
J'avais repris mon projet le matin, avant le boulot, j'en étais à 40 jours de travail consécutifs, et un matin, après une nuit de 4 heures, la même phrase est revenue.
« Ça sert à rien de forcer, je reprends demain avec une vraie nuit. »
Sauf que cette fois, je l'ai reconnue tout de suite.
Je me suis parlé comme à un ami : « Ilias, tu la connais, celle-là, c'est elle qui t'a coûté 4 mois, la dernière fois. »
Alors je me suis levé quand même, et au lieu de travailler une heure, j'ai travaillé un quart d'heure.
Ce que j'ai fait ce matin-là était franchement mauvais, et ça avait aucune importance.
Le lendemain, à 5 heures et demie, j'étais de nouveau à la table de la cuisine, devant mon carnet.
Ce petit quart d'heure a compté plus que les 40 jours d'avant, parce que c'est le matin où la petit phrase dans ma tête a perdu.
J'avais pas plus de volonté que la première fois, et j'avais même moins dormi.
Entre les 2 fois, la seule différence, c'est ce que je me suis dit dans les 10 minutes d'après.
Ce qui se passe en vous pendant ces 10 minutes
Ce qui se passe pendant ces 10 minutes, j'appelle ça la Boucle Invisible, et elle va plus vite que vos pensées.
Invisible, parce que d'habitude, on en voit seulement la fin.
On se dit « j'ai encore lâché » ou « j'ai encore repoussé », et on juge cette fin-là, comme si elle était arrivée de nulle part.
Pourtant, juste avant, il s'est passé 4 choses, en quelques secondes.
Il y a un déclencheur, puis le sens que votre tête lui donne en un éclair, une émotion qui part du corps, une impulsion, et enfin la réaction automatique.
Prenons un exemple très concret.
Vous envoyez un message à un client que vous aimeriez avoir, et 2 jours après, toujours pas de réponse.
Ça, c'est le déclencheur, et c'est un fait, une caméra pourrait le filmer.
En une seconde, votre tête lui donne un sens : « Personne veut de ce que je propose. »
Ce sens-là, aucune caméra pourrait le filmer, et pourtant, vous le vivez comme une vérité.
Alors l'émotion arrive, dans le corps, avant même que vous ayez les mots, le ventre qui se serre, la poitrine qui chauffe un peu.
Puis l'impulsion, l'envie de faire taire ça tout de suite, de fermer l'ordinateur, d'ouvrir votre téléphone, de vous dire que vous verrez demain.
Enfin, la réaction, vous passez la soirée sur le canapé, et vos messages aux clients attendent une semaine.
Sur le moment, ça soulage, et la facture arrive plus tard, avec une semaine de perdue et un peu moins de confiance en votre projet.
Tout s'est joué au deuxième maillon, quand le silence d'un client est devenu « personne veut de ce que je propose ».
Un psychologue américain, Albert Ellis, l'a montré dès les années 50 : entre ce qui vous arrive et ce que vous ressentez, il y a toujours le sens que vous donnez à ce qui arrive.
Et 2 000 ans avant lui, le philosophe Épictète disait déjà que ce qui nous trouble, c'est le jugement qu'on porte sur les choses, bien plus que les choses elles-mêmes.
La preuve, c'est que 2 personnes peuvent vivre le même silence et réagir à l'opposé.
La première se dit « il est sûrement débordé, je le relance jeudi », et elle continue sa journée.
La deuxième se dit « personne veut de ce que je propose », et sa semaine s'arrête là.
Le même silence, et 2 semaines complètement différentes.
C'est ce qu'on a vu tout à l'heure avec la honte et la culpabilité, rater une séance, c'est le déclencheur, et « je suis nul », c'est le sens.
Se raisonner sur le moment est très difficile, parce que l'émotion part du corps, et que votre corps réagit en une fraction de seconde, bien avant que votre tête ait fini de réfléchir.
Vous raisonner à ce moment-là, c'est comme essayer de calmer un chien qui aboie en lui expliquant que c'est juste le facteur.
L'impulsion, elle, fonctionne comme une vague.
Les psychologues qui travaillent sur les addictions ont même un nom pour ça, surfer sur l'envie.
Une envie, c'est comme une vague, elle monte, elle atteint un sommet, puis elle redescend toute seule, souvent en moins d'une demi-heure, si on la nourrit pas.
Pourtant, on obéit presque toujours au sommet de la vague, au moment où elle est la plus forte, alors qu'il suffirait de la laisser passer.
Et chaque fois que vous suivez la boucle jusqu'au bout, elle devient un peu plus rapide la fois suivante, comme un chemin dans l'herbe qui se creuse à force d'y passer.
Entre le déclencheur et votre réaction, il y a un tout petit espace, et tout le travail, c'est d'agrandir cet espace, un peu plus à chaque fois.
Cette idée, on la prête souvent à Viktor Frankl, un psychiatre qui a survécu aux camps de concentration : entre ce qui nous arrive et notre réaction, il y a un espace, et dans cet espace, il y a notre liberté.
Le premier geste pour agrandir cet espace, c'est de mettre un mot sur ce qui se passe en vous.
Au lieu de vous dire « je suis nul », vous vous dites « là, j'ai honte ».
Ça a l'air tout bête, mais les psychologues l'observent depuis longtemps, nommer une émotion avec un mot précis, ça la fait redescendre d'un cran.
Aujourd'hui avec les personnes que j'accompagne, je travaille ça en 5 étapes, et je vous les montrerai demain soir.
Ce soir, je veux juste que vous sentiez cet espace.
Il y a une façon très simple de l'ouvrir, avec votre corps, et on va faire un petit exercice, là, maintenant, pour que vous puissiez voir.
Inspirez par le nez, normalement, puis encore un petit peu par le nez, par-dessus, comme pour remplir vos poumons jusqu'au bout du bout.
Et soufflez très lentement par la bouche, le plus longtemps possible.
On le refait une fois, avec 2 inspirations par le nez et une longue expiration par la bouche.
Si vous avez senti quelque chose, même un tout petit peu, c'est votre corps qui redescend.
Votre corps a un frein, et cette longue expiration, c'est une des façons d'appuyer dessus.
Tout commence à changer quand vous reconnaissez la boucle, que vous ouvrez cet espace, et que vous répondez autrement.
2.10Le délai de retour57 min à 1 h 04
Ces 10 minutes d'après décident d'un chiffre que personne a jamais calculé pour vous, alors qu'il compte plus que tous les autres.
C'est votre délai de retour, c'est-à-dire le temps qui passe entre un écart et le moment où vous reprenez.
Revenez à ce premier écart dont on vient de parler : entre ce jour-là et le jour où vous avez repris, il s'est passé combien de temps ?
Écrivez-le dans le chat, juste la durée, même si la réponse, c'est « jamais ».
réponses du chat, lues à voix haute
D'habitude, on mesure autre chose, le nombre de jours de suite, celui que les applis affichent avec une petite flamme.
Avec ce compteur, un seul jour raté vous remet à zéro.
Vous aviez 47 jours, vous ratez un mardi, et l'écran affiche 0.
Sur le moment, on a l'impression que les 47 jours d'efforts comptent plus, qu'on est revenu au point de départ, alors beaucoup de gens arrêtent là.
Duolingo, l'appli pour apprendre les langues, a même créé une option pour que votre série reste allumée quand vous ratez un jour, parce que les gens qui perdaient leur série arrêtaient souvent l'appli.
Maintenant, faites ce petit calcul avec moi, sur une année entière.
La première personne tient 3 semaines sans rater un seul jour, puis elle lâche, et elle met 3 mois à reprendre, et elle recommence comme ça toute l'année.
La deuxième rate un jour chaque semaine, toute l'année, mais elle reprend toujours le lendemain.
Au bout d'un an, la première a fait son effort à peu près 80 jours.
La deuxième l'a fait plus de 300 jours.
Celle qui rate le plus souvent en a fait presque 4 fois plus.
Rater un jour par semaine a presque rien coûté à la deuxième.
Ce qui a coûté cher à la première, ce sont les 3 mois qu'elle mettait à revenir, à chaque fois.
Les gens qui y arrivent ratent presque autant que les autres.
Ils ont des nuits courtes et des soirs sans envie, comme tout le monde.
Leur délai de retour, par contre, se compte en heures ou en jours, et jamais en mois.
Le mardi ordinaire qu'on a imaginé tout à l'heure, avec le projet qui passe à la trappe un soir et qui reprend le lendemain, montrait déjà ce délai de retour.
Au judo, la toute première chose qu'on apprend, avant même de faire tomber quelqu'un, c'est à tomber.
On apprend à rouler sur le tapis pour que la chute fasse pas mal, et pour pouvoir se relever tout de suite, parce que tout le monde tombe, des centaines de fois.
Le délai de retour, c'est la même chose, savoir revenir vite après un écart, sans se faire mal avec la honte.
À l'école comme au travail, on vous a appris à essayer de pas tomber, et personne vous a appris à vous relever.
Je pense à un chef d'équipe que j'ai accompagné, qui règle les problèmes de 40 personnes toute la journée, et qui arrivait pas à aller courir 2 fois par semaine, lui qui s'était promis 20 fois de courir un semi-marathon avant ses 40 ans.
Quand on a commencé à travailler ensemble, on a d'abord mesuré son délai de retour, et la dernière fois, il avait mis 3 mois à remettre ses baskets.
Il a continué à rater des séances, des semaines entières, parce que son travail, lui, avait pas changé.
Mais son délai est passé à 10 jours, puis à 2 jours, puis un matin, au lendemain.
Il m'a dit : « Je rate toujours autant, mais maintenant, je reviens avant d'avoir eu le temps d'avoir honte. »
Le printemps suivant, quelques semaines avant ses 40 ans, il a couru son semi-marathon, avec à peu près autant de séances ratées que les autres années.
Votre troisième outil, c'est ce délai de retour que vous venez d'écrire dans le chat, avec un nouvel objectif à côté, revenir en moins de 24 heures après chaque écart.
À partir de ce soir, arrêtez de compter vos jours de suite, et après chaque écart, posez-vous une seule question : « En combien de temps je reviens ? »
2.11Les 4 conditions1 h 04 à 1 h 16
Hier soir, je vous ai promis les 4 conditions qu'un changement doit réunir pour tenir, et vous avez maintenant toutes les pièces pour les comprendre et les vérifier sur votre propre vie.
Vous allez voir que tout ce qu'on a vu ce soir, la preuve qu'on tient parole, la honte, la phrase gentille ou le délai de retour, trouve sa place dans l'une des 4.
Votre réglage, le Thermostat Identitaire dont je vous parlais hier, bouge seulement quand les 4 sont réunies en même temps, pendant assez longtemps.
C'est comme une table à 4 pieds qui en a perdu un : elle tient debout tant que personne s'appuie dessus.
Le jour où vous posez quelque chose de lourd dessus, elle tombe, et la vie, à un moment, elle pose toujours quelque chose de lourd sur vous.
C'est pour ça que vos tentatives tenaient un moment, puis s'effondraient d'un coup, un soir où la vie pesait un peu plus lourd.
Une durée suffisante
La première condition, c'est une durée suffisante.
Pour tenir, ce que vous changez doit avoir rencontré votre vie dans tous ses états, avec la fatigue, un conflit, des vacances, une maladie ou une semaine où tout vous tombe dessus en même temps.
Vous avez déjà visité un appartement en juin ?
En juin, il est toujours parfait, avec la lumière et des voisins partis en vacances.
Ce qu'il vaut vraiment, vous le savez après un hiver, quand vous découvrez la fenêtre qui laisse passer l'air, et le voisin du dessus qui fait la fête tous les soirs.
Ça marche pareil pour ce que vous changez, parce que tant que ça a pas traversé une période difficile, un hiver chez vous, vous savez pas ce que ça vaut.
La plupart des tentatives ont jamais vu leur premier hiver.
Une tentative de 3 semaines a jamais croisé votre première grosse semaine de boulot, votre premier rhume, ni vos premières vacances.
C'est là que le piège du premier jour, ce plaisir qui vous paie d'avance au moment où vous décidez, fait le plus de dégâts, parce qu'une tentative payée d'avance s'arrête bien avant son premier hiver.
Combien de temps, concrètement ? Je vous donne le vrai chiffre un peu plus tard ce soir, et il est loin des 21 jours qu'on vous répète partout.
Une trace écrite tous les jours
La deuxième, c'est une trace écrite, tous les jours.
Concrètement, chaque soir, vous notez en une ligne ce que vous avez fait, ou pas fait.
Votre mémoire garde une impression de la semaine, et cette impression se trompe.
Si vous tenez 18 jours et que vous en ratez un, vous avez l'impression d'avoir tout raté.
Ça fait 18 contre un, et c'est quand même le un qui gagne, parce que c'est lui qui fait mal.
Les psychologues appellent ça le biais de négativité, votre tête retient beaucoup plus fort ce qui fait mal que ce qui fait du bien.
Benjamin Franklin, celui qui est sur les billets de 100 dollars, s'était fixé 13 qualités à travailler, comme l'ordre ou la sincérité.
Il avait un petit carnet, avec une page par qualité et une colonne par jour.
Tous les soirs, il mettait un petit point noir chaque fois qu'il avait manqué à une de ses règles, et ce carnet lui a montré bien plus de défauts qu'il l'imaginait.
Mais semaine après semaine, il a vu les points noirs diminuer, ce que sa mémoire, toute seule, lui aurait jamais montré.
Une preuve écrite s'additionne aux autres, et c'est en s'additionnant qu'elles finissent par vous convaincre que vous êtes quelqu'un qui tient parole.
Les 150 preuves dont je vous parlais tout à l'heure, une par jour où vous avez fait ce que vous aviez dit, existent seulement si elles sont écrites quelque part.
La preuve avant le ressenti
La troisième, c'est la preuve avant le ressenti, ce qui veut dire qu'on juge sa semaine sur ce qu'on a fait, et jamais sur ce qu'on ressent.
Quand un pilote vole dans les nuages, il voit plus l'horizon, il y a du blanc partout, et à ce moment-là, son corps commence à lui mentir.
Son oreille interne, celle qui lui donne l'équilibre, peut lui faire sentir que l'avion vole droit, alors qu'en vrai, l'avion est en train de tourner et de descendre.
C'est pour ça qu'on apprend aux pilotes à croire leurs instruments dans les nuages, même quand tout leur corps hurle le contraire.
Votre ressenti, c'est votre oreille interne : un jour, vous vous sentez transformé, le lendemain, vous vous sentez nul, alors que vous avez fait à peu près la même chose.
Vos instruments à vous, c'est la trace écrite de la deuxième condition : elle vous dit ce que vous avez vraiment fait, même les jours où vous vous sentez nul.
Au début, vous vous sentez déjà changé alors que rien a encore bougé, et au milieu, vous vous sentez toujours pareil alors que tout a commencé à changer.
C'est ce retard qui coûte tout, parce que c'est lui qui vous fait dire « ça marche pas ».
C'est la condition de la phrase de la soirée, « j'ai pas manqué de discipline, j'ai donné à mes efforts une raison de s'arrêter », et elle vous protège aussi de la honte, parce que « je suis nul » vient du ressenti, alors que « j'ai raté une séance » est un fait.
Le retour prévu à l'avance
La quatrième, c'est le retour prévu à l'avance, c'est-à-dire savoir, avant même de commencer, ce que vous ferez le lendemain d'un écart.
Pour la comprendre, regardez comment on fait un plan.
Quand vous faites un plan, vous êtes presque toujours reposé et au calme, avec du temps devant vous.
Celui qui doit tenir ce plan, c'est vous aussi, mais le jeudi à 21 heures, épuisé, avec 30 mails en retard et la phrase gentille dans l'oreille.
Ces 2 personnes-là se connaissent à peine, et pourtant, la première prend toutes les décisions pour la deuxième, sans jamais la consulter.
Les psychologues appellent ça l'écart entre le froid et le chaud, quand on est calme, on arrive pas à imaginer comment on se sentira une fois fatigué ou découragé.
Alors on fait des plans pour quelqu'un qui existe pas.
C'est pour ça que ce qu'il faut faire après un écart, si vous l'avez pas décidé avant, à froid, vous le déciderez jamais sur le moment, à chaud.
Sur le moment, vous êtes trop occupé à vous dire « c'est foutu ».
Il y a presque 3 000 ans, Homère a raconté l'histoire d'Ulysse, qui rentre chez lui en bateau.
Sur sa route, il doit passer devant les sirènes, qui chantent si bien que les marins sautent à l'eau.
Ulysse veut les entendre, mais il compte pas sur sa volonté, parce qu'il sait qu'au moment du chant, elle vaudra rien.
Avant d'arriver, il dit à ses marins : « Quoi que je vous ordonne, me détachez pas, serrez plus fort. »
Puis il leur bouche les oreilles avec de la cire, et il se fait attacher au mât.
Ça a marché parce qu'il avait décidé avant, quand il avait la tête claire.
Pour vous, vous faire attacher au mât, c'est décider ce soir, à froid, ce que vous ferez le lendemain de votre prochain écart, et je vous montre comment un peu plus tard ce soir, avec la phrase « si, alors ».
Pensez au pneu crevé de tout à l'heure, sur l'autoroute, celui où on s'arrête sur le bas-côté pour crever les 3 autres.
La roue de secours, on la met dans le coffre avant de partir en vacances, parce qu'une fois sur le bas-côté, sous la pluie, c'est trop tard pour y penser.
Votre roue de secours, c'est ce que vous aurez prévu de faire le lendemain d'un écart.
Cette quatrième condition répond aux 10 minutes d'après, à la phrase gentille et au lendemain vide de tout à l'heure, et c'est elle qui fait baisser votre délai de retour.
Regardez les 4 cases, maintenant : une durée suffisante, une trace écrite tous les jours, la preuve avant le ressenti, et le retour prévu à l'avance.
Laquelle n'a jamais fait partie de vos tentatives ?
Écrivez son numéro dans le chat : 1, 2, 3 ou 4.
réponses du chat, lues à voix haute
Ce numéro, c'est votre quatrième outil, parce que la condition qui vous manque, c'est souvent celle qui vous a lâché à chaque fois. D'ailleurs pour la plupart d'entre vous il a sûrement manqué plusieurs voire toutes les conditions à vos tentatives d'atteindre un objectif ou d'incarner durablement la personne que vous avez envie d'être.
La prochaine fois que vous recommencez quelque chose, c'est par celle-là qu'il faudra commencer.
Prises une par une, ces 4 conditions ont l'air évidentes.
Pourtant, je vais vous montrer que rien de ce que vous avez essayé jusqu'ici les réunissait toutes les 4 en même temps.
2.12Vos tentatives, notées sur 41 h 16 à 1 h 24
Prenez dans votre tête celle de vos tentatives qui a le mieux marché, une seule, celle où vous vous êtes dit : « Cette fois, c'est la bonne. »
Gardez-la, on s'en sert dans 5 minutes.
Avant, faites une seconde le compte de tout ce que vous avez déjà essayé.
Pour beaucoup de gens, ça ressemble à une pile de livres sur la table de nuit, avec le marque-page coincé à la page 60.
Un abonnement à la salle payé pendant des mois, des applis ouvertes 3 fois, et un carnet tout neuf rempli sur 4 pages.
Et après chaque tentative, la même conclusion, toujours sur vous : « Le problème, c'est moi. »
Ce soir, on refait ce procès, mais cette fois, on juge les outils, et plus vous.
Je reprends les solutions qu'on essaie presque tous, et je les passe une par une sur les 4 conditions.
Elles ont toutes un intérêt, et je vous montre juste ce qui leur manquait.
Le livre, d'abord : 0 sur 4.
Un livre change l'envie, et l'envie suffit pas à vous lever le mardi matin.
La vidéo, le podcast : 0 sur 4, avec en prime le sentiment de progresser, sans avoir bougé de votre chaise.
La résolution du premier janvier : un sur 4, pour la durée, parce qu'elle est prévue pour l'année, mais elle a rien d'autre.
C'est le plan fait au calme pour la personne épuisée du jeudi soir, en version annuelle.
Une expérience type stage ou retraite : 0 sur 4.
C'est même l'inverse de la troisième condition, parce que tout repose sur ce que vous ressentez pendant 3 jours.
Le lundi, quand ce ressenti redescend, vous rentrez dans l'ancien décor, et il reste plus rien pour vous tenir.
Le défi de 30 jours : un sur 4, pour la trace, parce que vous cochez tous les jours et que vous avez la petite flamme dans l'appli.
Mais il s'arrête au jour 30, bien avant le premier hiver, et le jour où vous ratez le jour 12, rien est prévu pour reprendre.
Reste le coach perso, une fois par semaine : 2 sur 4.
C'est souvent la solution la plus sérieuse, et la plus chère.
Il coche la durée, parce que ça dure des mois, et la preuve, parce que chaque semaine, on regarde ce que vous avez fait, plutôt que ce que vous ressentez.
Mais il y a pas de trace tous les jours, et rien de prévu à l'avance pour reprendre après un écart.
Imaginez que vous lâchez un mardi.
Votre prochaine séance avec le coach, c'est le vendredi, donc pendant 3 jours, personne le sait, et rien vous aide à reprendre.
Le vendredi, au lieu d'arriver en ayant repris, vous arrivez avec une bonne excuse toute prête.
Sur le tableau, il y a 6 façons d'essayer, la meilleure est à 2 sur 4, et aucune réunit les 4.
Chaque ligne apporte pourtant un vrai morceau : le livre apporte la compréhension, la bonne résolution apporte l'élan, le stage l'intensité, le défi la trace écrite, et le coach le regard extérieur.
C'est comme si vous aviez un volant dans un garage, un moteur dans un autre, et 4 roues dans un troisième : tout existe, et pourtant, il y a pas de voiture prête à être démarrée.
On vous a donné les pièces une par une, et jamais la voiture complète.
Et chaque fois que la voiture avançait pas, c'est vous que vous avez accusé, jamais les pièces qui manquaient.
Des années à vous traiter de « pas assez discipliné », alors qu'on vous avait donné une voiture sans roues.
Votre note
Reprenez la tentative que vous avez en tête, et comptez combien de cases elle avait vraiment, pas combien elle aurait pu avoir.
Est-ce que ça a duré assez longtemps pour traverser toutes les périodes de votre vie ?
Est-ce que vous écriviez quelque chose, tous les jours ?
Est-ce que vous jugiez sur ce que vous aviez fait, et pas sur ce que vous ressentiez ?
Est-ce que vous aviez décidé avant ce que vous feriez le jour où vous décrocheriez ?
Chaque oui vaut un point, écrivez le score de votre dernière tentative dans le chat : 0, 1, 2, 3 ou 4.
réponses du chat, lues à voix haute
Regardez votre chiffre.
Pendant des années, ce chiffre, vous l'avez pris pour une note sur vous.
Chaque tentative arrêtée est venue grossir un dossier contre vous, avec toujours le même verdict : « Je tiens jamais rien. »
Maintenant, relisez ce dossier avec ce que vous savez ce soir.
Votre meilleure tentative, celle que vous avez en tête depuis tout à l'heure, avait 0, un ou 2 cases sur 4.
Il lui manquait au moins la moitié des pièces, et pourtant, elle a tenu un moment.
Des jours, parfois des semaines, avec une voiture à moitié montée.
Votre discipline a jamais été le problème, elle a même fait beaucoup avec presque rien.
Alors ce soir, le verdict change.
Vous êtes quelqu'un qui a tenu avec la moitié des pièces.
Imaginez ce que cette personne-là peut faire le jour où elle a enfin les 4 en même temps.
2.13« Je vais le faire seul »1 h 24 à 1 h 29
Maintenant que vous avez les 4 conditions, il y a peut-être une phrase qui vous vient : « OK, je vais les mettre en place moi-même, à partir de lundi. »
Je la connais bien, cette phrase, parce que je me la suis dite.
C'était bien avant les 40 jours dont je vous ai parlé tout à l'heure, juste après le « Encore ? » de mon ami d'enfance, quand j'avais enfin compris que je revenais toujours au même point.
Je me suis dit : « Parfait, maintenant que je sais, je vais tout organiser. »
Alors j'ai fait un tableau dans mon téléphone, avec une ligne par jour, une colonne pour ce que j'avais prévu, et une colonne pour ce que j'avais fait.
J'étais fier de mon tableau, et il a tenu 11 jours.
Le tableau a lâché en premier, avant le comportement.
Le douzième jour, j'avais fait ce que j'avais prévu, mais j'ai pas rempli la ligne, en me disant : « Je le ferai demain, je m'en souviens. »
Le treizième, pareil, et le quinzième, j'avais plus de tableau.
Sans tableau, 3 semaines plus tard, j'avais plus le comportement non plus.
Pourtant, je savais tout, j'avais compris le mécanisme mieux que n'importe qui, et je suis revenu au même niveau.
Il y a une raison très simple à ça.
Relisez un texte que vous avez écrit vous-même : vous pouvez le relire 10 fois, votre œil voit ce que vous vouliez écrire, et pas ce qui est écrit, alors les fautes passent.
Quelqu'un d'autre les voit en 3 secondes.
Les psychologues appellent ça l'angle mort : on repère très bien les erreurs des autres, et presque jamais les nôtres.
Quand c'est vous qui surveillez vos propres efforts, c'est pareil : vous savez déjà quelle excuse vous allez trouver, et vous la trouvez tellement raisonnable que vous voyez même plus l'écart.
Il y a une histoire vraie que j'adore, celle d'Atul Gawande, un chirurgien américain très réputé.
Après 8 ans de métier, il se rend compte que ses résultats ont arrêté de progresser : ils sont bons, mais ils bougent plus.
Alors il fait un truc que personne fait dans son métier, et il appelle un chirurgien à la retraite, un de ceux qui l'avaient formé, pour qu'il vienne le regarder opérer.
L'ancien est là, il regarde une opération de routine, et il prend des notes, plein de notes, sur des détails que Gawande, après 8 ans, voyait plus du tout.
Gawande écrit que cette discussion de 20 minutes lui a donné plus de choses à travailler que les 5 années d'avant.
20 minutes contre 5 ans, parce que lui regardait son travail de l'intérieur, et que l'autre le regardait de l'extérieur.
Repensez au pilote dans les nuages : il a ses instruments, et il a aussi une tour de contrôle, quelqu'un qui le voit sur un écran, de l'extérieur, et qui le prévient quand il dévie.
Seul, vous êtes à la fois celui qui vole et celui qui surveille, et personne peut faire les 2 en même temps, moi non plus.
Vous pouvez pas être à la fois le pilote et la tour de contrôle.
Quand on est seul, la mesure, c'est toujours la première chose qui disparaît, avant même le comportement.
On arrête de noter avant d'arrêter de faire, comme moi avec mon tableau, et comme on note plus, on voit même pas qu'on arrête.
Presque tout le monde essaie seul, le soir, sans que personne le sache, et c'est aussi une façon de se protéger : si ça rate, personne le saura.
Essayer en secret, c'est se garder une porte de sortie, et une porte de sortie, on finit toujours par la prendre.
Seul, la trace écrite, la deuxième condition, est toujours la première à disparaître, et sans elle, la preuve, la troisième, disparaît aussi, parce qu'il reste plus rien pour juger sur les faits.
C'est pour ça que les 4 conditions tiennent presque jamais ensemble quand on est seul.
Si vous vous dites « mais toi, Ilias, t'as fini par en sortir », oui, et je l'ai fait avec d'autres.
Comment, et avec qui, je vous le raconte demain, avec la fin de mon histoire.
En attendant, ce regard de l'extérieur, c'est ce que vous donne le rendez-vous avec l'équipe, et vous trouverez le lien pour réserver dans le chat.
2.14Votre phrase « si, alors », et le vrai temps d'un changement1 h 29 à 1 h 36
En ouvrant la soirée, je vous ai promis une phrase d'une seule ligne, et c'est le moment de vous la donner.
C'est un outil bien connu des psychologues : une phrase qui commence par « si », et qui continue par « alors ».
Un psychologue allemand, Peter Gollwitzer, a passé des années à l'étudier.
Elle sert à décider à froid, ce soir, ce que vous ferez le lendemain d'un écart, pour que la personne fatiguée du jeudi soir ait plus rien à décider.
Elle marche parce que c'est la Boucle Invisible à l'envers : d'habitude, le déclencheur lance votre vieille réaction automatique, et avec le « si, alors », c'est vous qui choisissez à froid la réaction qu'il va lancer.
C'est l'outil de la quatrième condition, le retour prévu à l'avance.
Voilà la mienne, celle que j'aurais aimé écrire avant mes 19 croix : « Si je rate un matin, alors le lendemain, à 5 heures et demie, dans la cuisine, je travaille un quart d'heure sur mon projet. »
Elle contient le moment de l'écart, une heure, un endroit, et la plus petite version de votre geste, si petite que même un mauvais jour, vous pouvez la faire.
C'est la plus petite version qui compte, parce que le lendemain d'un écart, vous serez fatigué, un peu honteux, et votre phrase gentille sera déjà là.
Votre cinquième outil, c'est votre phrase à vous, alors écrivez-la dans le chat, pour votre domaine, en suivant ce modèle.
réponses du chat, lues à voix haute
Cette phrase décidée ce soir, à froid, sera là le seul jour où la motivation sera pas là, et c'est pour ça qu'elle peut faire plus que tout votre élan du lundi.
Il reste une dernière chose à comprendre, et c'est elle qui explique pourquoi tant de tentatives lâchent autour de la troisième semaine.
Vous connaissez le chiffre que tout le monde répète : 21 jours pour installer une habitude.
Pourtant, il vient d'aucune étude.
Il vient d'un chirurgien esthétique américain, qui a écrit un livre dans les années 60.
Il avait remarqué qu'après une opération du visage, ses patients mettaient à peu près 3 semaines à s'habituer à leur nouveau reflet dans le miroir.
Il avait écrit « au minimum, environ 21 jours », d'autres ont oublié le « au minimum », et 60 ans plus tard, on vous le répète comme une loi.
Cette fausse loi fait croire à beaucoup de gens que si c'est pas naturel au bout de 3 semaines, c'est que ça marche pas, ou que c'est eux qui marchent pas.
Voici maintenant le vrai chiffre.
Des chercheurs de Londres ont suivi des gens qui voulaient installer un seul geste simple, comme boire un verre d'eau après le petit-déjeuner, ou marcher 10 minutes après le dîner.
En moyenne, il a fallu 66 jours, un peu plus de 2 mois, pour que le geste se fasse tout seul, et pour certains, plus de 8 mois.
Ceux qui avaient sauté un jour de temps en temps y sont arrivés quand même.
Au bout de 3 semaines, on est souvent au tiers du chemin, et c'est là qu'on croit que le problème vient de soi.
Le plus dur, dans ces 2 mois, c'est le milieu.
Le début a le goût de la nouveauté, et à la fin, ça coûte plus rien.
Entre les 2, il y a un long couloir où c'est plus nouveau et pas encore automatique, avec juste un geste à faire.
C'est presque toujours dans ce couloir-là que les tentatives s'arrêtent, et c'est là que votre phrase « si, alors » vous servira le plus.
La flamme de l'appli dont je vous parlais tout à l'heure, celle qui retombe à 0 quand vous ratez un jour, vous ment, parce qu'elle vous dit que tout est perdu.
Sauter un jour, ça casse rien.
C'est le lendemain qui compte.
Boire un verre d'eau, c'est facile, et il a quand même fallu 66 jours en moyenne pour que ça se fasse tout seul.
Le geste était facile, ce qui a pris 66 jours, c'est de le faire tenir, et pour tenir, il faut les 4 conditions autour, dès le premier jour.
2.15Deuxième appel : votre chiffre, une deuxième fois1 h 36 à 1 h 43
Avant de vous reposer la question du tout début, celle de votre chiffre, je refais le tour de la soirée en une minute, avec les 4 cases de l'écran.
Avant les 4 cases, vous avez vu que la volonté des gens disciplinés est la même que la vôtre, et que leur vie est simplement mieux organisée.
Pour la durée, vous avez vu le piège du premier jour, et votre règle pour l'éviter, faites d'abord, racontez après.
Pour la trace écrite, vous avez vu que votre mémoire retient le jour raté et oublie les 18 autres.
Pour la preuve avant le ressenti, vous avez vu que vos efforts visaient le résultat, et que la honte juge la personne alors que la preuve regarde ce qui a été fait.
Pour le retour prévu à l'avance, vous avez trouvé votre phrase gentille, mesuré votre délai de retour et écrit votre phrase « si, alors ».
Et vous avez vu que, à chaque fois, vous avez tenu avec la moitié des pièces.
Dans le chat, juste oui ou non : est-ce que vous avez appris quelque chose sur vous ce soir ?
Est-ce que vous voyez maintenant pourquoi vos tentatives s'arrêtaient, sans que ce soit votre faute ?
Si on se quittait maintenant, vous pourriez essayer de réunir ces 4 conditions tout seul, et vous savez maintenant ce que ça demande.
Il y a une autre option, où quelqu'un vous aide à les réunir, et c'est celle-là que je vous propose ce soir.
Repensez au chiffre que vous avez écrit dans le chat au tout début de la soirée.
Maintenant, imaginez que pour ce que vous voulez depuis si longtemps, les 4 cases de l'écran soient cochées en même temps, pendant 6 mois, avec quelqu'un qui regarde de l'extérieur.
Avec tout ça, vous vous donneriez combien, sur 100 ? Écrivez votre nouveau chiffre dans le chat.
réponses du chat, lues à voix haute
Regardez l'écart entre vos 2 chiffres.
Entre vos 2 chiffres, vous avez pas changé, et votre volonté non plus.
La seule chose qui a changé, c'est que vous avez imaginé les 4 conditions réunies autour de vous.
Ce deuxième chiffre, c'est ce que vous croyez possible quand il manque plus de pièces.
C'est comme la ceinture de sécurité, qu'on attache en montant dans la voiture, quand tout va bien, et jamais au moment du choc.
Les 4 conditions, c'est pareil : elles se mettent en place avant le premier écart, jamais pendant.
Donc la vraie question, c'est de savoir à quoi elles ressembleraient, ces 4 conditions, chez vous.
Ça se regarde à 2, avec quelqu'un qui est votre tour de contrôle, comme le chirurgien à la retraite qui était venu regarder Atul Gawande opérer.
C'est ce que fait le rendez-vous avec mon équipe.
Vous arrivez avec vos 5 outils de ce soir : votre phrase gentille, « faites d'abord, racontez après », votre délai de retour, la condition qui vous manque, et votre phrase « si, alors ».
Ensemble, vous regardez à quoi ressemblerait, chez vous, une structure qui réunit enfin les 4 conditions.
Ce rendez-vous, ça peut être le jour où vous arrêtez de recommencer seul, et où, pour la première fois, quelqu'un construit avec vous ce qui manquait à toutes vos tentatives.
La prochaine fois que la phrase gentille arrive, vous pourriez la voir venir, et votre délai de retour pourrait passer de quelques mois à une journée.
Dans quelques mois, ça peut être le mardi qu'on a imaginé ensemble, celui où vous vous couchez sans rien vous promettre.
Magnétique, je peux vous le résumer en une phrase.
J'aide les gens qui en ont marre de retomber dans leurs anciens schémas à devenir, en 6 mois et 30 minutes par jour, la personne qu'ils veulent vraiment être, sans dépendre de leur motivation, même s'ils ont déjà tout essayé.
Et Magnétique continue avec eux jusqu'à ce qu'ils atteignent leur objectif et sentent qu'ils incarnent pleinement qui ils veulent être.
Si Magnétique est le bon outil pour ça, on vous le montre, et si ça l'est pas, on vous le dit aussi, en toute transparence.
Vous avez rien à payer pour ce rendez-vous, alors que recommencer seul une fois de plus, ça peut vous coûter une année de plus au même point.
Le lien est dans le chat, et il vous reste jusqu'à jeudi soir, le 29 octobre, pour réserver, avant que l'équipe se mette à accompagner ceux qui démarrent Magnétique.
Plus vous réservez tôt, plus vous avez le choix de l'horaire, alors si vous savez déjà que vous en voulez un, prenez-le maintenant, et écrivez « réservé » dans le chat.
réponses du chat, lues à voix haute
2.16Demain1 h 43 à 1 h 46
On arrive à la fin de cette deuxième soirée, et si je devais la résumer, hier, on a compris, ce soir, on a renversé, et demain, on décide.
Hier, on a trouvé le premier chiffre du cadenas, le Thermostat Identitaire, et ce soir, le deuxième : les 4 conditions, qui doivent être là toutes ensemble.
Vous repartez avec la phrase de ce soir : « J'ai pas manqué de discipline. J'ai donné à mes efforts une raison de s'arrêter. »
Le troisième chiffre, celui qui ouvre, c'est demain soir.
Demain soir, il y a 3 choses que je m'engage à vous donner.
D'abord, je vous montre la seule raison de continuer qui tient encore un mercredi soir, à 21 heures, quand il pleut et que le canapé vous appelle.
Je vous emmènerai aussi rencontrer, les yeux fermés, la personne que vous êtes en train de devenir.
Ensuite, je vous raconte la fin de mon histoire, comment je suis passé du carnet rangé pendant 4 mois aux scènes où je parle aujourd'hui devant des milliers de personnes.
Vous saurez aussi pourquoi j'y suis pas arrivé tout seul.
Enfin, je vous montre ce que j'ai construit pour réunir les 4 conditions en même temps, et ce que ça peut vous apporter.
Demain, c'est sur le même lien que ce soir.
Si ce soir, vous avez reconnu votre phrase gentille ou votre délai de retour, réservez votre rendez-vous avant jeudi soir : le lien est juste là, dans le chat.
Regardez ces 2 images.
À gauche, le samedi 25 octobre 2031, si rien change : la personne qu'on a imaginée hier soir, avec le même projet qui traîne depuis 2026, 5 ans plus tard.
À droite, un mardi ordinaire, dans 6 mois, si quelque chose change : un écart qui dure 24 heures, et des promesses qu'on a plus besoin de se faire.
Ces 2 personnes, c'est vous.
Ce que vous faites des prochains jours décide laquelle des 2 vous serez.
Moi, pendant des années, j'étais du côté gauche, avec mon carnet rangé dans un tiroir pendant 4 mois.
Comment je suis passé de l'autre côté, je vous le raconte demain soir, à 20 heures.